Les fourmis élèvent les pucerons pour les traire

Survivre encore une fois à l’entassement proto-humain et à la tentation du retour à la bestialité sur  la ligne 13. Une seule condition pour se donner toutes les chances de survie : posséder un garde du corps efficace, en l’occurrence aujourd’hui, Eliane Elias, chanteuse brésilienne jazzy – bossa (berk de la musique ethnique/folklorique, disait une de mes copines – toute ressemblance etc ……).
Du coup, atmosphère feutrée dans ma bulle, musique apaisante, genre café costes.
Une condition nécessaire pour résister à la poussée des corps, à leur laideur, au spectacle de ces dizaines de vies bousillées – avec ou sans leur accord - par la logique marchande (Guy Debord, où es-tu ?). Intimité forcée avec des corps étrangers dans le sens premier du terme.
Corps fatigués,  crispés, repliés, avachis, agressifs, dominateurs, résignés, presque tous floués et trahis dans leurs rêves ….. ces pucerons-là manquent de caresses,  à l’évidence.
Le plus étonnant c’est que les fourmis n’y aient jamais pensé : un supplément de caresses permettrait d’obtenir de bien meilleurs rendements pour la traite …

Sylvie - mars 2009